Revue de presse
Samedi 7 mars 2009, par //
point de vue image du monde
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Pour avoir des idées intéressantes, autant s’appuyer sur ce que les autres ont déjà écrit, on va plus vite, et plus loin. À la base, je suis un rat de bibliothèque ;)
Donc voilà 3 articles :
un sur le vieillissement ;
un sur cette c*****rie de W3C validation ;
un enfin sur la procrastination dans le code (qui mériterait un article à lui tout seul) ;

Vieillissement et sucre
Dans cet article de techno-science.net le lien entre sur-consommation de sucre est évoqué dans l’état de l’art de nos connaissance.
Chez les souris par exemple, une réduction de 50 % de la quantité de calories absorbées dans un régime normal peut se traduire par une augmentation de quarante pour cent de la durée de vie.
En résumé, manger trop de sucre vous fait vieillir précocement, avec un impact de plusieurs années sur votre espérance de vie. Je suis content : je prend jamais de dessert parce que le sucré me rebute :)
Pour ceux qui ne sont pas scientifique cela ne veut pas dire que cela est fermement acquis en fait, cela veut dire que c’est une idée qui même si elle est fermement soutenue par ses découvreurs elle devra encore faire son chemin au travers de nouveaux faits expérimentaux sur l’homme (l’homme n’est pas une souris). Mais j’aime la science car on navigue sur la corde raide de la conviction personnelle forte potentiellement fausse, du doute, de la discussion, et du bilan.

Arrêtons le délire avec les normes techniques absconces
Mon opinion est tranchée depuis longtemps concernant les normes : il faut être équilibré. Oui au norme, non à la normalisation pour elle même (l’expertise découplée de la pratique).
Par exemple je déteste le XML car le rapport signal (quel clé vaut quel valeur) est absorbé par le bruit (la syntaxe, et l’illisbilité) pour un humain.
Les programmes sont faits pour et par des humains.
La thèse de Jeff Artwood http://codinghorror.com est la suivante :
tout le monde a des pages non valides ;
le web pardonne ;
le xhtml apporte plus d’emmerdes qu’il n’apporte de solutions (avec des choses valides comme l’attribut _target des liens qui sont « non conformes ») ;
donc validez vos pages pour comprendre vos erreurs, mais ne faites par une fixette dessus.
Pour moi le perfectionnisme xhtml est une forme de manie obsessionnelle religieuse. Paraît-il que c’est mieux pour l’accessibilité m’a-t’on dit. Ces même intégristes n’ont jamais ouvert une page web dans un terminal web braille, alors comment le savent-ils ? Tout ce temps à faire des choses qui ne servent ni l’humain réel, ni le client, ni vous à quoi sert-il ? Ma suggestion : validez vos rendus sur tous les brouteurs webs sous la main dont lynx ou links pour avoir un rendu texte pure, car c’est probablement ce qu’il y a de plus proche des terminaux web pour aveugles.
Mieux encore si pour vous l’accessibilité est si importante, faîtes vous expliquer les vrais problèmes d’accessibilité par des humains qui ont les problèmes, et non par des experts qui n’ont jamais fréquenté les gens qu’ils prétendent servir. Il y a un marché d’expertise du HTML basé non sur une réelle utilisation, mais sur tout un tas de croyance qui n’apporte rien ni aux clients, ni aux utilisateurs, ni aux développeurs.

La discussion technique abstraite est une forme de procrastination
Toujours dans coding horror un article éclairant les raisons des reports qu’engendrent les discussions abstraites sur un sujet technique.
Parlant des problèmes d’organisation d’un projet dans le logiciel libre, l’auteur d’un livre remarque que l’un des risques est le coupage de cheveux en 4 sur des sujets abstraits. Jeff suppute que le niveau de discussion stérile est inversement à la complexité du problème (par exemple la position des formulaires dans une page web ou la couleur des titres). Et que ces discussions finalement gênent l’avancée d’un projet.
Il appuie son point de vue sur une expérience menée par des socio-psychologues :
Il est demandé à deux groupes d’étudiants de retourner sous 3 semaines des listes de tâches à faire soit en faisant appel à une description abstraites de ce qu’ils doivent faire, soit concrète.
Il est constaté que les étudiants les plus en-retard dans leurs livraisons sont les étudiants ayant une description abstraites des tâches à fournir
La solution que préconise Jeff Artwood est d’éviter autant que possible les coupages de cheveux en 4 sur les « fonctionnalités » et de parler au plus tôt du comment faire techniquement et réellement faire techniquement au plus tôt.
Lui appelle les coupeurs de cheveux en 4 (tetracapilosecteurs en grec) des « astronaut architects ».
Ceci fera l’objet d’un approfondissement futur.
